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Prestations de Services Informatiques : small is beautiful

Posté par: le 16 avr, 2012 | Un commentaire

Une pratique favorisant les grosses structures

Dans le secteur des services informatiques plus encore que dans les autres secteurs, les petites entreprises constituent le socle de la croissance et de l’innovation françaises. Extrêmement dynamiques et créatrices d’emploi, ces « pépites » ne se battent pourtant pas à armes égales faces aux SSII géantes, fleuron de notre industrie. De plus, les grands donneurs d’ordre continuent à « massifier » leurs achats dans l’objectif d’en réduire les coûts, et favorisent ainsi la concentration des acteurs. Conscients que la richesse du marché se trouve également ailleurs que dans les grandes SSII, ils peinent néanmoins à mettre en œuvre les changements qui s’imposent. Il est grand temps que cela change. Sur les modèles des Etats-Unis ou de l’Angleterre, les acteurs politiques français doivent agir rapidement pour créer un environnement compétitif au développement des PME (Petites Moyennes Entreprises) du secteur IT.

Les propositions du Manifeste des 5 000 PME innovantes

A l’approche des présidentielles, 5 000 entreprises du secteur des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) viennent de soumettre leurs idées et propositions de mesures pour garantir leur croissance de PME dans une perspective d’harmonisation du marché des prestations pour assurer leur place aux côtés des grandes sociétés. Il n’est plus normal que celles-ci soient cantonnées à un rôle de sous-traitance des grosses entreprises.

Les discussions entre 5 000 PME avaient été initiées par les 5 pôles de compétitivité Systematic, Cap Digital, Images et Réseaux, Minalogic et Solutions Communicantes Sécurisées, en novembre dernier sur quatre dispositifs identifiés comme déterminants dans le maintien de leur dynamisme. Leurs propositions ont été rendues publiques dans le Manifeste des 5 000 PME innovantes de la filière TIC le 26 mars 2012.

Entre les propositions d’amélioration de la lisibilité des projets éligibles au crédit d’impôt recherche (CIR), de simplification de l’accès aux aides à l’innovation, d’investissement direct dans les PME et de la mise en place d’un « Small Business Act » à la française, toutes les propositions visent à encourager le développement des PME et contribuer au rééquilibrage du secteur des TIC entre géants du secteur et petites structures.

Vers une recherche de l’équilibre du marché

Engagée dans cette bataille depuis 2005, Opteamis crée des services innovants pour faciliter les rencontres entre les grands donneurs d’ordre et les petits prestataires.  Positionnement bien compris par les entreprises de taille moyenne privilégiant avant tout l’expertise proposée et l’agilité à la taille du prestataire, ce discours commence à résonner positivement auprès des grands comptes qui souhaitent « ouvrir » leur référencement à des PME innovantes ou des consultants indépendants tout en ne démultipliant pas à l‘infini le nombre de leurs fournisseurs.

Dans le secteur public, les PME peinent à trouver le même relais de croissance face aux grands groupes sur les marchés publics. En effet, seules 12% des PME participent aux marchés publics. Pour assurer une participation plus équilibrée entre les différents acteurs du marché, le Manifeste incite à suivre le modèle du Small Business Act américain qui assurent aux PME américaines l’accès à 25% des marchés publics fédéraux. Le Manifeste propose ainsi une réécriture de l’article de la LME (loi de modernisation de l’économie) de 2008 qui permet déjà aux pouvoirs publics de traiter avec les PME innovantes. Mais en l’absence d’« objectif précis » et face à l’inapplication du texte par les acheteurs publics pour cause de formulation trop complexe, les PME françaises ne profitent donc pas d’un accès « égalitaire » aux marchés publics.

Associations, grands comptes, PME et gouvernement français plébiscitent tous cette initiative de l’accès pour les ETI (entreprises de taille intermédiaire) aux « grands » marchés, qu’ils soient publics ou privés. Malgré cet enthousiasme général, seuls la DGA (direction générale de l’armement), le ministère de l’Intérieur, le Conseil Régional d’Ile-de-France et la mairie de Paris, parmi les grands comptes publics, sont signataires de la proposition.

Du côté des grands comptes, nous constatons que les verrous opérationnels sont encore difficiles à faire sauter. Néanmoins, des groupes de travail se mettent en place pour initier la réflexion sur l’ouverture des politiques d’achats, des critères de référencement, etc.

Le challenge du prochain président sera d’œuvrer rapidement dans le sens de la mise en place d’un Small Business Act à la Française. Une fois de plus, l’Etat devra montrer l’exemple, non seulement pour acheter mieux ses prestations informatiques auprès de nos pépites françaises, mais également pour participer en tant qu’acteur majeur à la relance économique dont le pays a tant besoin.

1 Comment

  1. gold price
    14 septembre 2012

    Près de 120 milliards d’euros pour la seule commande publique chaque année, soit 10 % du PIB, dont 10 milliards d’euros sur les segments les plus technologiques : l’enjeu est considérable. Même si la part des PME dans les marchés publics est déjà significative, il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité de l’information qui leur est délivrée et faciliter leur mise en relation avec les grands donneurs d’ordre publics et privés.

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